OUAGADOUGOU

Historique : Ouagadougou a été fondée au 11ème siècle par les Nyonyonsés et s’appelait alors KOMBEMTiNGA, ce qui signifie la terre des Guerriers. Les habitants, harcelés par les peuples voisins, demandèrent la protection de naba ZOUNGRANA, Empereur des mossis basé à TENKODOGO. Celui-ci y dépêcha son fils OUBRI, qui après avoir pacifié la zone, s’y installa et changea le nom de la ville en WOGDGO ce qui signifie « venez m’honorer ». Avec la colonisation, la Haute Volta (actuel Burkina faso) a été créée avec pour capitale Ouagadougou (déformation de Wogdgo), en plein centre du pays. La ville est située sur un plateau dont le sous-sol est granitique.

Ouagadougou est un carrefour pour tous les habitants de l’Afrique de l’ouest. Elle abrite depuis 1969, le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), et depuis 1987, le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou). Plusieurs organismes sous–régionaux ont leurs sièges à Ouagadougou, notamment, l’UEMOA, le Liptako Gourma, le CILSS, le Conseil de l’Entente…

De moins de cent mille habitants dans les années 1960, la ville compte aujourd’hui près de deux millions d’âmes. Cette croissance trop rapide engendre des problèmes : l’insuffisance des infrastructures scolaires et sanitaires, les difficultés d’accès à l’eau potable pour une frange importante de la population, la création de bidonvilles appelés zone non lotie, le manque d’emploi pour les jeunes venus des villages à la quête de travail, une mortalité infantile importante, des cas de malnutrition.
Le faible taux de scolarisation et un taux de déscolarisation élevé entraînent le travail précoce des enfants, la délinquance juvénile, la prostitution.

L'ASECD est située dans le quartier de Kouritenga, cette zone regorge d’habitants sans qualification professionnelle et de jeunes issus de l’exode rural qui vivent dans des conditions précaires (habitats de fortune, sans eau courante ni électricité ).